TROUBLES DANS LES RÉSERVES MUSÉALES
Colloque, conférences, visites et workshop
7-11 Novembre 2017
Marseille
A PROPOS DE L’EXPOSITION DOCUMENT BILINGUE. RÉSERVES ET COLLECTIONS, UN AUTRE MUCEM
Conférence d’Erik Bullot,
7 novembre 2017,
FRAC Marseille.
Pour ouvrir la semaine de colloque, de visites, de rencontres et workshop à Marseille, Erik Bullot (artiste, auteur, commissaire) a donné une conférence sur la recherche de deux ans menée en amont de l’exposition Document bilingue intitulée Réserves et collections, un autre Mucem (commissaires : Erik Bullot, Sabrina Grassi).
L’enjeu de cette exposition est notamment, comment travailler entant qu’artiste dans les collections d’un musée existant, pour y proposer une approche critique.
Si les artistes invité.e.s de l’exposition ont tou.te.s trouvé.e.s des langages différents, la scénographie avec sa forte dimension temporelle, qui structure les visites en définissant une suite fixe, unifie le récit en l’insérant dans un cadre partagé.
L’exposition comprenait les œuvres de Yto Barrada, Omar Berrada et M’barek Bouhchichi, Erik Bullot, Uriel Orlow et Abril Padilla.
LA POSITION DU CHERCHEUR, RENCONTRES INDISCIPLINÉES: ARTS ET SCIENCES SOCIALES
Colloque
8-10 Novembre 2017,
Marseille (ESADMM, MuCEM, Cinéma Vieille Charité, EHESS-Centre Norbert Elias)
Les participant.e.s ont assisté pendant trois jours au colloque « La Position du chercheur. Rencontres indisciplinées : arts et sciences sociales » (8-9-10 novembre 2017) mis en place par Vanessa Brito, membre du Réseau et enseignante en philosophie à l’ESADMM Ecole supérieure d’art et design Marseille Méditerranée.
Ces rencontres ont été co-organisées par les Beaux-arts de Marseille, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) et le Centre Norbert Elias (EHESS Marseille), en partenariat avec le Réseau Cinéma des écoles supérieures d’art, avec la participation de Vanessa Brito, Lotte Arndt et Nicolas Feodoroff, rencontres auxquelles ont assisté environ 70 étudiant.e.s et 15 professeur.e.s du Réseau.
Le dialogue entre artistes et chercheurs s’est centré sur leurs gestes et méthodologies de travail.
L’enjeu était de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin d’ouvrir un espace de confrontation de méthodes et d’expériences offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques. Mettant l’accent sur la recherche de nouvelles formes d’écriture – au cinéma, en histoire, en philosophie ou en anthropologie – les discussions ont abordé des sujets qui sont au centre des préoccupations du Réseau cinéma, notamment la possibilité de trouer le récit continu, d’élargir la focale et de décentraliser le regard par le recours à des micro-histoires, à des histoires potentielles ou contre-factuelles qui prennent en compte ce qui fut négligé, oblitéré, ce qui est resté inaccompli ou non-advenu.
L’intérêt que le Réseau porte à un cinéma décolonial et post-ethnographique, et à des écritures documentaires qui cherchent de nouvelles formes d’énonciation collective a trouvé des échos dans le programme de colloque, en phase avec le parti pris d’explorer le cinéma non pas en tant que médium, mais comme mode de pensée et d’écriture, c’est-à-dire comme vecteur de décloisonnement des disciplines.
Ont participé aux Rencontres arts et sciences sociales Kapwani Kiwanga, Marie Voignier, Mathieu K. Abonnenc, Benoît de l’Estoile, Natacha Nisic, Philippe Artières, Quentin Deluermoz, Ali Cherri, Vincent Meessen et Uriel Orlow, entre autres.
UNMADE FILM – PENSER UN FILM A PARTIR DE SES ELEMENTS, W0RKSHOP AVEC URIEL ORLOW
11 novembre 2017
La Compagnie, lieu de création. Marseille
A partir de son exposition personnelle Theatrum Botanicum présentée au Parc St Léger du 24 septembre au 20 décembre 2017, ainsi que de son travail Unmade Film (2013-2015), Uriel Orlow a animé une journée de workshop avec les étudiant.e.s du Réseau à La Compagnie, Marseille.
Dans Theatrum Botanicum, présentée au Parc St Léger du 24 septembre au 20 décembre 2017, où les plantes endossent les rôles d’acteurs, de témoins ou d’instruments œuvrant à l’organisation de l’espace, à la délimitation des frontières et, par conséquent, à l’établissement des territoires, permettant ainsi de révéler ou de réévaluer des narrations politiques, sociales, économiques, mais aussi spirituelles et parlant des flux migratoires, de l’hybridation et de la pureté, toute relative, des espèces.
La compréhension des procédés mis en place dans Unmade film a permis aux étudiant.e.s d’appréhender la fabrication d’un cinéma par ses composantes.
Dans ce travail, Uriel Orlow les confronte sans les réunir, il met en place une structure précise qui échappe par son dispositif à une identité purement cinématographique.
∗Haut de page : Miroir aux alouettes fin XIXe © Érik Bullot
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