VILLA ARSON NICE
Enseignantes : Sophie Orlando et Katrin Ströebel
Professeures à la Villa Arson, Sophie Orlando (historienne de l’art, critique) et Katrin Ströebel (artiste, historienne de l’art), nous partageons et développons des hypothèses de travail et des pratiques dans un cadre féministes, postcolonial et queer.
Nous nous sommes intéressées au Réseau cinéma. En effet, nous encourageons pleinement l’idée du partage des ressources, de la circulation des pratiques et des savoirs entre les écoles d’art.
Depuis 2017, nous avons ainsi participé à plusieurs colloques et ateliers réunissant écoles et étudiant.e.s, et nous avons ouverts certains des workshops à la Villa Arson à la participation d’étudiant.e.s du Réseau (par exemple : Elaine Mitchener).
Nos propres étudiant.e.s ont rejoint l’atelier d’Ali Cherri à Paris. Avec sa collaboration avec l’artiste congolais Sammy Baloji, Lotte Arndt a participé au colloque accompagnant l’exposition de Sonia Boyce à la Villa Arson (Paper Tiger Whisky Soap Theatre (Dada Nice, 2016, commissariat : Sophie Orlando).
Plutôt que de réorienter nos programmes de recherches déjà denses sur la trajectoire du Réseau, il s’agit pour nous de trouver des points de convergences et d’intersections.
Depuis 2016, nous organisons Situations post, une unité de recherches plastiques et théoriques qui investigue la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux depuis 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies d’artiste.
L’objectif général de l’atelier est de discuter de la situation spécifique des artistes pris dans une pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) selon plusieurs axes : culturels, socio-économiques, postcoloniaux et genrés.
L’atelier prend la forme d’une recherche, analyse, transformation des formes de productions artistiques processuelles, issues notamment de la performance et des pratiques collaboratives, et s’attache à définir une réflexion sur les formes de relation à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production / espace d’exposition, espace de l’archive et du document).
A cette fin, Situations Post interroge l’écart supposé entre les formats théoriques souvent textuels et les formats plastiques en proposant de travailler d’autres modalités de recherche passant par les mécanismes de traduction et de transformation des savoirs (engageant le transfert de médium et les systèmes de notation notamment).
Il se formalise lors de workshops interdisciplinaires itinérants, de séminaires, de programmes d’échanges, et de séjours de recherche. Nous engageons des partenariats spécifiques autours d’ateliers avec invité.e.s et workshops croisés autours des différents terrains d’investigations communs, en particulier les positionnements et pratiques postcoloniales, féministes et queer.
Ce sont ces moments qui sont les plus propices à des collaborations, notamment avec le Réseau cinéma.