ESADMM MARSEILLE

Enseignant.e.s : Vanessa Brito, Nicolas Feodoroff, Lise Guehenneux

Aux Beaux-Arts de Marseille, l’enseignement s’est structuré autour des temps de travail collectifs. Une collaboration particulièrement intense a été mise en place entre les écoles d’art de Marseille et de Toulon, donnant lieu a plusieurs workshops partagés :
– Au Domaine du Rayol, le 5 janvier 2017, avec les étudiant.e.s de l’école d’art de Toulon.
– Au MuCEM, du 9 au 12 mars 2017, avec les étudiant.e.s des écoles d’art d’Aix-en-Provence, de Toulon et de la Villa Arson, dans le cadre de la programmation Palestine : territoire, mémoire et projections organisée par Rasha Salti et Geneviève Houssay.
Ces journées ont été accompagnées de rencontres avec Tarzan et Arab Nasser, Simone Bitton, Elias Sambar et Jumana Manna, entre autres.
Lors de ces échanges il a été particulièrement question de la représentation de territoires occupés, en situation de guerre et des enjeux mémoriels et cinématographiques qui en découlent.

D’autre part, l’encadrement théorique s’est construit en lien avec la préparation du colloque « La position du chercheur. Rencontres indisciplinées : arts et sciences sociales » qui a eu lieu au MuCEM et à la Vieille Charité les 8-9-10 novembre 2017.
Nous avons introduit la problématique de ces rencontres dans l’enseignement de façon à ce que le colloque soit plus qu’une simple occasion de découvrir le travail de quelques chercheurs et artistes, l’enjeu étant plutôt de donner aux étudiant.e.s la possibilité de mobiliser leurs connaissances et de participer aux débats avec un esprit critique.
Nous avons donc visionné, analysé, lu et discuté en amont l’œuvre de la plupart des intervenant.e.s (Mathieu K. Abonnenc, Vincent Meessen, Uriel Orlow, Ali Cherri, Benoît de l’Estoile, Philippe Artières, Quentin Deluermoz, entre autres).
Nous nous sommes intéressé.e.s à des pratiques d’écriture expérimentales – au cinéma, en histoire, en anthropologie ou en philosophie – qui s’avèrent politiquement inventives et innovatrices en termes de production de connaissances, comme à d’autres œuvres comme notamment Les statues meurent aussi film réalisé par Chris Marker, Alain Resnais et Ghislain Cloquet sorti en 1953, et Voyage en la Terre autrement dite (2012) de Laura Huertas Millan.
C’est dans ce contexte qu’une réflexion sur la notion et la pratique de l’expanded cinema a nourri le séminaire, notamment à partir du projet Unmade film d’Uriel Orlow.

De même, le cycle de tables rondes « Sources et création » organisé par Nicolas Feodoroff, dont la discussion qui a eu lieu le 25 février 2017 intitulée « Les archives, le musée, tours/détours » avec Benoît de l’Estoile, David Dibosa et Rabih Mhroué a particulièrement intéressé les étudiant.e.s du Réseau, comme celle du 16 décembre 2017 « Archives / représentations : histoires à rebours » avec Martine Derain, Sarah Frioux-Salgas et Sabine Siegert comportant table ronde, discussion et la projections des films L’ambassade (2011) de Filipa César et Journal africain (1994) et Visions du désert (2000) de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi.